Le groupe GENEX nettoie ses recyclés

Testimonial : le groupe Genex nettoie ses recyclés

Cabine de tri Kiverco PS122texte

 

Depuis 1957, le groupe Genex déploie ses activités de transport et commercialisation de matériaux et valorisation de déchets sur les régions Paca et Languedoc Roussillon. Il s’appuie notamment sur la société Pasini, spécialiste du négoce de granulats depuis 1957, qui s’est ouvert au transport des déchets dans les années 2007-2008. « Dans le contexte de crise du BTP de ces années-là, Pasini a commencé à développer une activité environnement », explique Frédéric Tort, directeur d’exploitation pour le groupe Genex.

De fait, l’entreprise s’est d’abord déployée dans le transport des déchets puis vers la collecte et le traitement des déchets inertes et enfin au traitement des déchets verts. Aujourd’hui le groupe Genex mobilise près de 300.000 t de déchets sur la région Paca. « Nous sommes présents sur une dizaine de quais de transfert de déchets ménagers et plus d’une trentaine de déchetteries », détaille Philippe Brégeard, directeur environnement du groupe Genex. « Nos matériaux, issus de carrières ou recyclés, sont distribués via un maillage complet de dépôts. L’idée est non seulement d’offrir aux artisans et entreprises un site de dépôt de leurs déchets de chantier mais aussi de leur proposer des matériaux de construction pour poursuivre leurs travaux. Ce double fret leur permet d’optimiser leur logistique de chantier », reprend Philippe Brégeard.

Plateformes de valorisation

Pour compléter ce dispositif, la société Pasini a investi entre 2014 et 2017 dans deux plateformes de tri, transfert et valorisation des déchets. Il s’agit d’une part de V.A.R. Environnement, site autorisé ICPE, situé à Tourrettes, près du Muy et de la plateforme STMI, à Cogolin, près de Saint-Tropez. Annonçant respectivement une production de 50 000 t et 100 000 t, ces plateformes reçoivent DIB, déchets verts et déblais de chantier. « C’est à partir de ces deux plateformes que se déploie l’activité de recyclage et de valorisation de Pasini et du groupe Genex. Nous avons profité de ces acquisitions pour mettre les plateformes aux standards administratifs et de qualité du groupe Genex qui est certifié Iso 14001 et en démarche de certification Iso 9001 pour la réglementation SSD », poursuit Philippe Brégeard. A cet égard, pour le recyclage des déchets de chantier, l’exploitant dispose d’un atelier mobile de concassage – criblage.

Philippe Brégeard explique : « Nous avons toujours travaillé dans le respect des normes, particulièrement dans le domaine des granulats où les exigences des clients sont de plus en plus importantes. C’est ainsi que les granulats recyclés que nous produisons à partir de la valorisation des déblais de chantier inertes répondent à ces normes, avec un pourcentage toléré d’éléments parasites : bois, plastiques, métaux, etc.

Toutefois, dans un contexte de concurrence forte face aux matériaux de carrière ou aux autres granulats recyclés, nous avons décidé d’investir dans un outil qui nous permet d’épurer à plus de 99% nos granulats recyclés ». Une décision qui permet aussi au recycleur de répondre à des marchés très exigeants quant à la qualité visuelle de ses produits. « Un facteur propre à la clientèle particulière du Golfe de Saint-Tropez », souligne Frédéric Tort.

 

Soufflerie et tri manuel

Sur la plateforme STMI, les gravats inertes 0/400, issus des chantiers de démolition de bâtiment et de chantier de travaux publics (bétons, enrobés, déblais de chantiers routiers et de travaux de voirie…) sont stockés. Comme tous déchets de déconstruction, ils ont une proportion plus ou moins importante de matériaux parasites : plastiques, bois, PVC, films, textiles, polystyrène, éléments métalliques, papiers, cartons, etc. « Ils passent tout d’abord dans un concasseur à percussion Pegson – Powerscreen XH500 dont le scalpeur permet de sortir les fines 0/20 tandis que les matériaux concassés en 0/80 – 0/100 passent sous un overband magnétique qui élimine les éléments ferreux les plus importants », explique Eric Morget, directeur de la division recyclage de Framateq Sud-Est.

Après le concassage, un crible mobile Powerscreen réglé à 20 mm élimine à nouveau les fines afin de focaliser le nettoyage des granulats sur la fraction 30/80 – 30/100. A l’entrée de la cabine de tri Kiverco PS 122, une soufflerie permet d’éliminer du flux les éléments les plus légers – cartons, papiers, petits plastiques, textiles, polystyrène… – qui sont évacués et stockés dans une benne spécialement aménagée par STMI. Les éléments les plus lourds poursuivent leur chemin sur le tapis et passent dans la cabine de tri prévue pour 1 à 4 opérateurs qui font un tri manuel pour ôter des granulats le bois, les non ferreux, les plastiques lourds, etc.

En sortie de cabine, un ultime overband magnétique élimine les éléments métalliques avant la mise en stock des granulats nettoyés. « Au final, on peut dire que ce process est efficace à plus de 99,5% », reprend Philippe Brégeard, « dans le sens où sur 100 kg de granulats issus du process, on ne trouve pas en sortie plus de 500 g de matériaux « parasites » ». Il en résulte un matériau 30/80 – 30/100, de type ballast, destiné aux chantiers locaux et régionaux de voirie, bâtiment, terrains de sport (drains, sous couche…).

nettoyage recyclés

Cabine de tri Kiverco PS122 : un process mobile

« En dehors de la tôle supérieure de protection du convoyeur, cette version de la PS122 comprend tous les autres modules complémentaires définis et conçus pour répondre aux besoins du groupe Genex », précise Eric Morget. A savoir : la soufflerie de 15 kW pour éliminer les matériaux légers avant l’entrée en cabine ; l’overband en sortie pour séparer les métaux ferreux ; l’air conditionné et le chauffage en cabine ; des barres d’impact renforcées dans la trémie d’alimentation ; la vitesse variable et réglable de la bande du convoyeur pour adapter sa vitesse. « Pour pouvoir déplacer la cabine le plus facilement possible d’un site à l’autre nous l’avons équipée d’un kit de déplacement avec suspension, frein, barre de feux et barres anti-encastrement latérales », complète Eric Morget.

Par ailleurs, en complément de cette mobilité et pour garantir l’autonomie du process, l’exploitant a aussi opté pour un boîtier de gestion de double alimentation (moteur thermique, Powerpack hydraulique) qui permet à la cabine d’être alimentée via un branchement électrique ou par son moteur. « Notre choix s’est porté sur cette cabine car elle est de conception simple et robuste, facile à mettre en œuvre et sans trop d’électronique embarqué », complète Philippe Brégeard qui entend exploiter les possibilités de cette cabine sur d’autres matériaux que les granulats. « A l’origine nous avons pris la cabine de tri pour travailler sur un gisement de granulats très souillés.

Framateq cabine Kiverco PS122

Devant l’efficacité de ce process nous l’avons affecté au tri d’autres qualités de granulats, voire dans le tri de végétaux ou de bois de chaufferie. Nous étudions aussi la possibilité de travailler ainsi les DIB », annonce Philippe Brégeard. Et la production est au rendez-vous puisqu’avec certaines qualités de ballast l’exploitant annonce un rendement de 500 tonnes/jour. « Dans un contexte de développement de l’économie circulaire, un produit recyclé n’a de crédibilité qui s’il peut être comparé financièrement et techniquement au produit brut. Nous avons donc augmenté la qualité de notre process pour que nos produits recyclés soient attractifs », conclut Frédéric Tort.

© Hubert de Yrigoyen – Rédacteur en Chef MAT Environnement groupe CAYOLA

Framateq importateur Kiverco

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